Transport scolaireMis à jour le 13 octobre 20266 min de lecture

Programme d’entretien préventif (PEP) : le tenir à jour sans paperasse

Le programme d’entretien préventif, ou PEP, remplace la vérification mécanique périodique pour les propriétaires qui le choisissent. En échange, le garage s’engage à suivre un calendrier et à tout documenter. Voici comment ça fonctionne et comment le garder à jour.

Le PEP en deux phrases

Le PEP est un programme facultatif que la SAAQ reconnaît. Une fois reconnu, le propriétaire n’a plus à soumettre ses véhicules lourds aux vérifications mécaniques périodiques obligatoires : c’est son propre garage qui fait l’entretien, selon un calendrier précis, avec des fiches signées.

Le PEP ne remplace pas l’obligation générale de garder les véhicules en bon état. Les rondes de sécurité et les réparations des défectuosités continuent de s’appliquer.

Le calendrier : une échéance fixe pour chaque autobus

La SAAQ publie un calendrier d’entretien par catégorie de véhicule, avec une catégorie distincte pour les autobus scolaires. Pour le transport de passagers, l’échéance se compte en mois à partir du dernier entretien, peu importe le kilométrage parcouru.

Dans un garage de 30, 50 ou 100 autobus, chaque unité a donc sa propre échéance. C’est la tenue de ce calendrier, plus que l’entretien lui-même, qui donne le plus de fil à retordre.

Qui peut faire l’entretien et signer la fiche

  • Pour un véhicule de 7 258 kg ou plus de PNBV, le mécanicien doit avoir réussi l’examen de compétence en entretien préventif reconnu par la SAAQ.
  • Sous ce poids, il faut une attestation de compétence, un diplôme d’études professionnelles en mécanique avec deux ans d’expérience, ou cinq ans d’expérience pertinente.
  • La fiche d’entretien est remplie et signée par le mécanicien qui a fait le travail. Si la fiche est informatique, une signature électronique propre au mécanicien est requise.

Vignette et conservation des documents

  • La vignette de conformité PEP est valide un an à partir de sa pose et doit être sur le véhicule en tout temps.
  • Les documents se conservent pour les deux dernières années (ou depuis le début du programme, selon la durée la plus courte), et au moins six mois après la vente ou la cession du véhicule.
  • Un véhicule retiré du PEP doit passer une vérification mécanique périodique dans les trois mois suivant la confirmation écrite de la SAAQ.

Les 4 pièges les plus fréquents

  1. L’échéance manquée parce qu’un autobus était en réparation ou en remplacement le mois où son PEP tombait.
  2. La fiche incomplète ou non signée, retrouvée lors d’une vérification.
  3. Les défauts trouvés au PEP qui ne sont jamais rattachés à un bon de travail, donc jamais réparés.
  4. Les documents éparpillés entre classeurs, garages et cartables quand vient le temps de les montrer.

Un PEP qui se tient tout seul

Un logiciel d’entretien de flotte calcule l’échéance de chaque unité à partir de la date de son dernier entretien, affiche ce qui s’en vient cette semaine, et garde la fiche signée par le mécanicien avec le bon de travail des réparations. Le jour d’un audit, tout est au même endroit, par unité, en quelques clics.

Sources officielles. Cet article résume des règles publiées par la SAAQ, à jour au 13 octobre 2026. Il ne remplace pas les publications officielles ni un avis juridique.

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