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Inventaire des camions de service : 7 façons de ne plus revenir pour une pièce

Dans une entreprise de service technique, la pièce qui manque coûte plus cher que la pièce elle-même : un deuxième déplacement, un client qui attend, une journée de technicien mal remplie. La plupart du temps, la pièce existait quelque part, mais personne ne savait dans quel camion. Voici sept pratiques pour tenir l’inventaire de l’entrepôt et des camions sans y passer ses soirées.

1. Traiter chaque camion comme un petit entrepôt

Un camion de service, c’est un entrepôt sur roues. Tant que son contenu vit dans la tête du technicien, le bureau ne peut pas savoir si la pièce est déjà sur la route ou s’il faut la commander. Donner à chaque camion son propre inventaire, rattaché à son technicien, règle la question : chaque pièce est soit à l’entrepôt, soit dans un camion précis.

2. Fixer un minimum et un maximum par camion

Les pièces qui sortent souvent (filtres, courroies, contacteurs, thermocouples) doivent toujours être dans le camion. Un minimum et un maximum par pièce et par camion transforment le « je pense qu’il m’en reste » en une liste claire : sous le minimum, on le remplit ; au maximum, on arrête. Le reste du catalogue peut rester à l’entrepôt.

3. Sortir la pièce du bon camion, au bon moment

La pièce posée chez le client doit sortir du stock du camion qui l’a fournie, au moment où le travail est fait. Si l’appel change de technicien, ses pièces doivent le suivre dans l’autre camion. Sinon, l’inventaire de chaque camion dérive un peu chaque jour, et le décompte de fin de mois devient une chasse au trésor.

4. Réserver les pièces des appels à venir

Une pièce en stock n’est pas forcément disponible : elle est peut-être déjà promise à l’appel de demain. Réserver (allouer) les pièces de chaque appel planifié montre le vrai disponible, met l’appel « en attente de pièces » s’il en manque, et le repasse à « préparé » dès que tout est arrivé. La veille, le technicien voit la liste des pièces à prendre avant de partir.

5. Remplir les camions avec une liste, pas de mémoire

Le remplissage du camion devrait partir d’une liste : ce qui manque pour revenir au maximum, pris dans l’entrepôt de sa filiale. Le technicien ou le magasinier coche ce qu’il charge, et l’inventaire suit tout seul. Ce qui manque aussi à l’entrepôt tombe dans les pièces à commander.

6. Compter souvent, un emplacement à la fois

Un grand inventaire annuel arrive trop tard pour corriger quoi que ce soit. Mieux vaut des petits décomptes réguliers : un camion par semaine, une étagère de l’entrepôt à la fois. Des étiquettes avec code-barres sur les bacs et dans les camions accélèrent le décompte et évitent les erreurs de numéro de pièce. Chaque écart corrigé laisse une trace, pour comprendre d’où il vient.

7. Commander et retourner avec méthode

Les bons de commande partent des pièces sous le minimum et des commandes spéciales pour un appel. À la réception, chaque pièce va directement à son emplacement. Et les pièces qui dorment depuis 9 à 12 mois méritent d’être retournées au fournisseur pendant que c’est encore possible : plusieurs fournisseurs reprennent les pièces achetées dans la dernière année, souvent avec des frais de retour qui augmentent avec le temps.

En résumé

Un inventaire de service fiable tient en quelques règles : un stock par camion, des minimums et maximums, des sorties au bon endroit, des pièces réservées pour les appels à venir, un remplissage par liste, des décomptes fréquents et des commandes réfléchies. Le gain se voit vite : moins de retours chez le client pour une pièce oubliée, et moins d’argent qui dort sur les tablettes.

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